Suginami, Tokyo : huit ans comme « machi », et les noms qui ont survécu à leurs choses
Un guide de promenade historique à Suginami, Tokyo. Découvrez l'histoire des cèdres disparus, des étangs sacrés et du développement ferroviaire pour comprendre comment les toponymes survivent aux transformations de la ville.
Ceci est un récit de voyage historique et un guide de promenade à Suginami, un arrondissement de l'ouest de Tokyo. À travers ses cèdres disparus, ses rivières enfouies et son expansion urbaine après le séisme de 1923, cet itinéraire explore la façon dont les toponymes et la mémoire de la ville survivent aux paysages qui les ont vus naître.
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À Paris, la rue de la Bièvre porte le nom d'une rivière qu'on a fini par enterrer dans des collecteurs. Le nom est resté, l'eau a disparu. À l'ouest de Tokyo, le long de la ligne Chūō, un quartier entier procède de la même façon, à partir d'une rangée de cèdres.
Sur la route d'Ōme (Ōme Kaidō), il n'y a pas un seul cèdre. Pourtant tout un arrondissement, Suginami (杉並), s'appelle « rangée de cèdres ». La version officielle est prudente : elle dit seulement « on raconte que ». On raconte qu'au début de l'époque d'Edo, la famille Okabe, seigneurs des villages de Narimune (成宗) et de Tabata (田端), planta des cèdres le long de la route pour marquer la limite de ses terres. Avant l'ère Meiji, il n'en restait plus.
1. La rangée qui marquait une limite
Il est plus facile de trouver les Okabe que leurs arbres. Au temple zen de Tenkeiji (天桂寺), dans le quartier de Narita-higashi, se trouvent les tombes de la famille, classées bien culturel de l'arrondissement. Le temple fut fondé vers 1633 par Okabe Yoshimasa (岡部吉正), vassal d'un haut serviteur des Hōjō qui, après la chute de ceux-ci, devint hatamoto, vassal direct des Tokugawa. Un typhon détruisit les bâtiments en 1856 ; la salle actuelle date de 1923.
The Phantom Trees Of Suginami
On plante une rangée d'arbres pour dire « jusqu'ici ». En 1889, six villages fusionnèrent et le nouveau prit le nom de Suginami. Il devint ensuite « machi » (bourg, au sens administratif d'alors), puis un arrondissement d'environ 34 kilomètres carrés. La limite a fini par nommer ce qu'elle délimitait.

2. L'étang et la pluie
Plus au nord, à Amanuma (天沼), une source alimentait un étang circulaire d'environ 35 mètres, avec une île et un petit sanctuaire dédié à Benzaiten, divinité des eaux. D'après les archives de l'arrondissement, jusqu'au milieu de l'ère Taishō, les paysans s'y rassemblaient pour demander la pluie en cas de sécheresse. L'étang donnait naissance à la rivière Momozono (桃園川), qui coulait vers l'est, par Asagaya, Mabashi et Kōenji, jusqu'à la Kanda.
Tokyo S Ghost River
C'était une rivière maigre : à l'époque d'Edo, il fallut l'alimenter par des canaux. Le nom « Momozono » ne se serait généralisé qu'à la fin des années 1930. Classée cours d'eau mineur en 1952, elle était enterrée sous un collecteur en 1970. Aujourd'hui l'étang est une reconstitution, dans un parc ouvert en 2007. Que l'étang ait donné son nom à Amanuma relève de la tradition, non d'un fait établi ; que « Asagaya » vienne d'une vallée peu profonde n'est qu'une hypothèse.

3. La gare
Avant 1923, entre Nakano et Ogikubo, c'étaient surtout des champs et des bosquets, avec des terrains militaires au nord de la voie. En juillet 1922, la ligne Chūō ouvrit les gares d'Asagaya (阿佐ヶ谷) et de Kōenji (高円寺). En septembre 1923, un séisme détruisit une grande part du centre de Tokyo, et beaucoup de gens s'installèrent vers l'ouest, le long du train. Entre 1920 et 1925, la population du village fut multipliée par quatre ; en 1924 il devint « machi », et en 1930 il comptait 78 176 habitants.
How A Disaster Built A Tokyo Suburb
Les écrivains vinrent aussi. Le « village des lettrés d'Asagaya » s'organisa autour d'Ibuse Masuji (井伏鱒二), avec un cercle qui se réunit de la fin des années 1930 au début des années 1970. Mais Ibuse habitait Ogikubo, qui relevait de la commune voisine. La carte littéraire d'« Asagaya » dépassait la carte administrative de Suginami.
Un autre point ne doit pas être passé sous silence. Après ce même séisme, l'armée, la police et des groupes d'autodéfense tuèrent de nombreux Coréens dans toute la région du Kantō, sur la foi de rumeurs sans fondement. Je n'ai trouvé aucun document qui situe ces faits à Suginami, et je n'affirme rien. Mais une banlieue bâtie sur un désastre voisine, d'une certaine manière, avec ce que ce désastre a fait.

4. Le sanctuaire de la météo
À Mabashi 4-chōme, aujourd'hui Kōenji-kita 4, se trouvait le Département météorologique de l'armée. Le 8 décembre 1941, le Japon imposa le contrôle météorologique, qui dura trois ans et huit mois : journaux et radio cessèrent de donner le temps. Les prévisions continuaient d'être faites, mais derrière un mur.
À l'été 1943, le chef du département ordonna la construction d'un sanctuaire, achevé en avril 1944 et dédié à Omoikane (八意思兼命), dieu de la sagesse. Avant leur service, les observateurs priaient pour que leurs prévisions soient justes. Il brûla en 1945 et fut reconstruit. Après la guerre, la Directive shintoïste des forces d'occupation devait supprimer les sanctuaires d'État, mais celui-ci échappa au recensement. On pensait d'abord le confier au sanctuaire Inari de Mabashi ; les prêtres des deux lieux en décidèrent autrement, et en 1948 il passa au sanctuaire Hikawa de Kōenji. Selon l'arrondissement, c'est le seul sanctuaire météorologique du Japon.
Japan S Secret Wwii Weather Shrine
Que le dieu gouverne huit phénomènes météorologiques est l'explication actuelle du sanctuaire, une interprétation moderne. Le terrain du département devint l'Institut de recherche météorologique, qui partit pour Tsukuba en 1980. En 1985, on y ouvrit le parc de Mabashi.
Holographic Sensory Cue : Les arbres du parc sont des persistants plantés contre l'incendie (shii, shirakashi, tabu), vérifiables sur place. Le sanctuaire célèbre sa fête chaque 1er juin, jour de la météorologie.

5. Les noms et leurs vases
L'histoire de Mabashi, c'est son sanctuaire qui la raconte. En 1831, les cinquante-trois chefs de famille du village réunirent de l'argent pour demander le titre divin de leur dieu Inari. En 1932, lorsque la commune fut absorbée par la ville de Tokyo, on y consacra un torii de pierre orné d'un dragon qui monte et d'un dragon qui descend, pour en garder le souvenir. (La page de l'arrondissement écrit « village », alors qu'il était déjà « machi ».)
The Village A Shrine Refused To Forget
En 1965, le nouveau système d'adresses effaça « Mabashi » de la carte. Le sanctuaire, par regret, se rebaptisa Mabashi Inari. En 1969, les noms de deux villages, Narimune et Tabata, furent fusionnés en prenant un caractère à chacun : Narita (成田). Kōenji, elle, a une autre histoire : selon la tradition, le troisième shogun, Tokugawa Iemitsu (徳川家光), chassant au faucon, fit halte au temple Kōenji, et le village en prit le nom. C'est une tradition, non une certitude.
Resonance Node : le torii aux dragons du sanctuaire Inari de Mabashi. Un nom effacé de la carte y est gardé, avec cérémonie, par un dieu.

Le lieu aujourd'hui
Les cèdres ne sont plus là, ni l'étang, ni la rivière, ni l'armée. Il reste le sanctuaire météorologique et son pavillon reconstruit en 2003 ; les tombes des Okabe et une Kannon de pierre datée de 1664 ; le torii aux dragons ; çà et là, selon des visiteurs, un pilier de pont là où une rivière est devenue promenade ; et les arbres contre l'incendie.
Peut-être ce qui s'est perdu ici était-il surtout ce qui pouvait se nommer : une rangée, un étang, une rivière, un village, une unité militaire. Ce qui demeure est une habitude : porter le nom dans un autre vase, sanctuaire, parc ou arrondissement.
En dernier
Dans la rue de la Bièvre, à Paris, on peut lire le nom de l'eau, et l'eau coule ailleurs, hors de vue. À Kōenji, un chemin piéton court là où passait la rivière, et il porte son nom : Momozono-gawa ryokudō.
Accessing the Physical Node
- Accès : ligne JR Chūō jusqu'à Kōenji, Asagaya ou Ogikubo, 8 à 10 minutes depuis Shinjuku.
- Sanctuaire météorologique (Kōenji Hikawa) : Kōenji-minami 4-44-19, à environ 2 minutes à pied de la gare de Kōenji. L'enceinte est publique. La fête de la météo a lieu le 1er juin ; le festival Awa Odori de fin août a commencé, dit-on, en 1957 comme danse d'offrande à ce sanctuaire.
- Parc de Mabashi : Kōenji-kita 4-35-5, à environ 15 minutes à pied de Kōenji. Gratuit.
- Sanctuaire Mabashi Inari : Asagaya-minami 2-4-4, avec le torii aux dragons.
- Parc Amanuma Benten-ike : Amanuma 3-23-1. Une annexe du musée local s'y trouve (horaires indiqués : 9 h–17 h ; fermée le lundi, le troisième jeudi et au Nouvel An). À confirmer avant la visite.
- Tenkeiji : Narita-higashi 4-17-14. On peut s'y rendre à pied depuis Ogikubo ou Minami-Asagaya ; vérifiez l'itinéraire sur une carte.
- Ressource proche : Musée régional de Suginami (Ōmiya 1-20-8), avec une exposition semi-permanente sur Ibuse et les écrivains d'Asagaya. Vérifiez ce qui est présenté.
- Sources et réserves : plaques et pages officielles de l'arrondissement de Suginami, étude du gouvernement métropolitain de Tokyo sur la mise sous collecteur de la rivière. Le rapport de 1931 (豊多摩郡杉並町現状調査) n'a pas pu être consulté ; une vérification archivistique complémentaire est recommandée.
💡 Q & A
Q1 | Pourquoi n'y a-t-il aucun cèdre à Suginami malgré son nom ? L'origine historique de l'arrondissement ([Route d'Ōme, repères de cèdres et famille Okabe])
A:Les documents historiques indiquent que le nom de Suginami (« rangée de cèdres ») remonte au début de l'époque d'Edo, lorsque la famille Okabe, seigneurs des villages de Narimune et Tabata, planta des cèdres le long de la route d'Ōme pour servir de repères territoriaux. Bien que ces arbres aient disparu avant l'ère Meiji, le nom fut conservé lors de la fusion de six villages en 1889, puis lors de l'accès au statut de bourg en 1924, permettant au nom de survivre à sa réalité physique. La présence historique des Okabe est également commémorée au temple Tenkeiji, fondé en 1633 par le hatamoto Okabe Yoshimasa, dont les tombes familiales constituent un bien culturel protégé.
Q2 | Quel rôle l'étang d'Amanuma jouait-il autrefois et comment la rivière Momozono a-t-elle disparu ? ([Source d'Amanuma, rituels de pluie et canalisation souterraine])
A:L'étang de source situé à Amanuma, d'un diamètre d'environ trente-cinq mètres avec un îlot abritant un sanctuaire dédié à Benzaiten, était un haut lieu agricole et religieux où les paysans se rassemblaient pour implorer la pluie en temps de sécheresse jusqu'au milieu de l'ère Taishō. Cet étang alimentait la rivière Momozono, qui s'écoulait vers l'est à travers Asagaya et Mabashi avant de rejoindre la Kanda. Avec l'urbanisation du XXe siècle et la généralisation du nom de la rivière dans les années 1930, le cours d'eau fut entièrement canalisé et enterré sous forme de collecteur d'égouts d'ici 1970, tandis que l'étang actuel a été reconstitué dans un parc en 2007.
Q3 | Comment le séisme de Kantō de 1923 a-t-il transformé Suginami d'une zone rurale en banlieue tokyoïte ? ([Boom ferroviaire de la ligne Chūō et quadruplement de la population])
A:La transformation rapide de Suginami, passée de terres agricoles et de bosquets à une zone résidentielle florissante, a été amorcée par l'ouverture des gares d'Asagaya et Kōenji sur la ligne Chūō en juillet 1922. Cette expansion des transports a coïncidé avec le séisme dévastateur du 1er septembre 1923, qui a détruit le centre de Tokyo et provoqué une migration massive vers l'ouest le long du corridor ferroviaire. En conséquence, la population du village de Suginami a quadruplé entre 1920 et 1925, élevant son statut administratif au rang de bourg en 1924 et dépassant les 78 000 habitants en 1930.
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🗺️Références et suite de la lecture📖
Première strate – Principales sources de littérature et institutions :
- 東京市臨時市域擴張部『豊多摩郡杉並町現状調査』, 1931. National Diet Library Digital Collections. https://dl.ndl.go.jp/info:ndljp/pid/1900484. Not accessible in this pass (page shell only). Priority source.
- Cabinet Office (Japan), disaster-lessons report on the 1923 Kantō Earthquake, ch. 4 sect. 2 (occurrence of killings). https://www.bousai.go.jp/kyoiku/kyokun/kyoukunnokeishou/rep/1923_kanto_daishinsai_2/pdf/19_chap4-2.pdf. Used for regional context only.
La deuxième couche – les ressources académiques secondaires :
- Suginami Ward, "天桂寺" cultural-property plaque page. https://www.city.suginami.tokyo.jp/s113/7521.html. Opened. Source for Tenkeiji, the Okabe and the 1664 Kannon.
- Suginami Ward, "天沼弁天池公園". https://www.city.suginami.tokyo.jp/s100/shisetsu/14578.html. Opened. Source for the park's 2007 opening and area.
- Suginami Ward, "青梅街道と都電杉並線". https://www.city.suginami.tokyo.jp/s113/7561.html (and https://www.city.suginami.tokyo.jp/kyouiku/bunkazai/hyouji/1008030.html). Ōme Kaidō, post-station villages, tram history.
- Suginami Ward, Mabashi Inari Shrine plaque and leaflets. https://www.city.suginami.tokyo.jp/s113/7413.html; https://www.city.suginami.tokyo.jp/motto/sports/25351.html; https://www.city.suginami.tokyo.jp/documents/25350/suginami_0301_1-3.pdf; https://www.city.suginami.tokyo.jp/s113/7470.html. Source for the 1831 petition, the 1932 torii and the 1965 renaming.
- Suginami Ward, Kōenji and Hikawa Shrine plaque pages. https://www.city.suginami.tokyo.jp/s113/7483.html; https://www.city.suginami.tokyo.jp/s113/7482.html; https://www.city.suginami.tokyo.jp/kyouiku/bunkazai/hyouji/1007934.html; https://www.city.suginami.tokyo.jp/kyouiku/bunkazai/hyouji/1007935.html; https://www.city.suginami.tokyo.jp/kyouiku/bunkazai/hyouji/1007927.html; https://www.city.suginami.tokyo.jp/sports/bunka/bunkageijutsu/bunkazai/hyouji/kouenji/index.html. Weather shrine ("only one in Japan"), Iemitsu tradition.
- Suginami Ward, Momozono River page. https://www.city.suginami.tokyo.jp/s113/7480.html. Course and source of the river.
- Suginami Ward, Narimune Hakusan Shrine plaque. https://www.city.suginami.tokyo.jp/s113/7517.html and https://www.city.suginami.tokyo.jp/kyouiku/bunkazai/hyouji/1007977.html. The 1559 Hōjō register.
- Suginami Ward overviews. 2017: https://www.city.suginami.tokyo.jp/documents/10615/2017kusei-gaiyo.pdf; 2025: https://www.city.suginami.tokyo.jp/documents/10615/kusei2025.pdf; profile: https://www.city.suginami.tokyo.jp/s012/10606.html. Pre-1889 "Suginami" place names; 1932 population; 2026 population.
- Suginami Ward, Asagaya-Kōenji area planning document (machi-kihon). https://www.city.suginami.tokyo.jp/documents/6418/matikihon_3.pdf. Source for the quadrupling, pre-quake landscape, May 1945 burning and the 1963 culvert statement.
- Suginami Ward, Ogikubo town-planning newsletter. https://www.city.suginami.tokyo.jp/documents/1635/ogikubomachidukuridayori-1.pdf. Museum hours (verify).
- Suginami Ward, literature exhibition pages. https://www.city.suginami.tokyo.jp/s113/event/25009.html. Ibuse and the Asagaya writers.
- Suginami Ward, Tekigaisō restoration project. https://www.city.suginami.tokyo.jp/kyouiku/bunkazai/tekigaiso/fukugen/index.html; Cultural Affairs Agency feature, https://www.bunka.go.jp/kindai/showa100th/04/index.html. Background only; the site is outside the narrative.
- Tokyo Metropolitan Government Bureau of Construction, Momozono River culvert document. https://www.kensetsu.metro.tokyo.lg.jp/documents/d/kensetsu/000071334-1-. 1952 and 1970 dates.
- Suginami-gaku, historic maps and digest. https://www.suginamigaku.org/data/suginami-oldmap01.html; https://suginamigaku.org/docs/suginamigaku_digest2024.pdf. Town and village chronology, 1926 conversions.
- Hosei University Ōhara Institute research, 1923 Kantō massacre. https://oisr-org.ws.hosei.ac.jp/images/oz/contents/669-01.pdf; https://oisr-org.ws.hosei.ac.jp/images/oz/contents/668-04.pdf; https://hosei.ecats-library.jp/da/repository/00010410/669kim.pdf; https://hosei.ecats-library.jp/da/repository/00010252/668yamamoto.pdf.
- Sekihara Masahiro, Hitotsubashi University doctoral thesis on the state and localities in the 1923 killings. https://hermes-ir.lib.hit-u.ac.jp/hermes/ir/re/72500/soc020202100703.pdf.
- Ritsumeikan University Library guide on the 1923 earthquake. https://www.ritsumei.ac.jp/lib/f09/050/030/. Doshisha repository papers: https://doshisha.repo.nii.ac.jp/record/1598/files/yk1069.pdf; https://doshisha.repo.nii.ac.jp/record/25088/files/007001130002.pdf.
- Japan Federation of Bar Associations, centenary statement, 31 August 2023. https://www.jlaf.jp/wp-content/uploads/2023/08/2023.8.31 関東大震災100年声明【確定版】.pdf (URL contains a space).
- Meiji University repository, research report (Asagaya and literary history). https://meiji.repo.nii.ac.jp/record/17478/files/kaken_22K13043_98.pdf.
- Ochanomizu University teaching database. https://kyozai-db.fz.ocha.ac.jp/downloadpdfdisp/2068. Weather-censorship context.
- Japan Institute of Architects (Kantō), exhibition description. https://www.jia-kanto.org/shushiten/2019/data/09/files/descript_01.pdf. Momozono-area context (not relied on).
- Hosei University Edo-Tokyo Project student presentation (Kōenji). https://edotokyo3.ws.hosei.ac.jp/application/files/5315/4355/3675/06.pdf. Kōenji temple 1555 and the 1945 station burning (T3 quality).
Troisième couche – Informations complémentaires :
- Japanese Wikipedia: 杉並町 https://ja.wikipedia.org/wiki/杉並町 (opened); 杉並区の町名 https://ja.wikipedia.org/wiki/杉並区の町名 (opened); 杉並区 https://ja.wikipedia.org/wiki/杉並区; 気象神社 https://ja.wikipedia.org/wiki/気象神社; 陸軍気象部 https://ja.wikipedia.org/wiki/陸軍気象部.
- Wikipedia mirrors: Weblio https://www.weblio.jp/content/杉並町; pedia.3rd-in https://pedia.3rd-in.co.jp/wiki/成田 (杉並区), https://pedia.3rd-in.co.jp/wiki/成田西, https://pedia.3rd-in.co.jp/wiki/都電杉並線, https://pedia.3rd-in.co.jp/wiki/1941年のラジオ (日本). Used only where nothing better was found.
- このまちアーカイブス (local-history pages on a real-estate company's site). https://smtrc.jp/town-archives/city/koenji/p05.html; https://smtrc.jp/town-archives/city/ogikubo/p02.html; https://smtrc.jp/town-archives/city/ogikubo/p03.html; https://smtrc.jp/town-archives/city/ogikubo/p05.html. Tram, subway and Asagaya street dates.
- 乗りものニュース (Traffic News), Seibu tram history. https://trafficnews.jp/post/82156; "air culvert" article https://trafficnews.jp/post/614628.
- Shrine and travel pages on Kōenji Hikawa and the weather shrine: https://tabi-mag.jp/tk1256/; https://tabi-mag.jp/tk1257/; https://tabi-mag.jp/tk1258/; https://tokyo-trip.org/spot/visiting/tk1257/; https://jinjamemo.com/archives/kouenjihikawajinja.html; https://gosyuinlog.com/koenji-hikawa_kisho-jinja/; https://senseki-kikou.net/?p=1399; https://jinja.tokyolovers.jp/tokyo/suginami/kouenjihikawajinja; https://koenji-hikawa.com/kisho_jinja/ (the shrine's own site); https://minomushi.work/mimi/koenji-hikawajinja/.
- Weather censorship: https://data-max.co.jp/article/22737.
- Asagaya literary scene: https://www.nomu.com/machikara/4668/; https://gentosha-go.com/articles/-/27938; https://www.museum.or.jp/event/125459; https://www.tv-tokyo.co.jp/adomachi/backnumber/20180512/136486.html.
- Momozono River features: https://bunshun.jp/articles/-/55161; https://allabout.co.jp/gm/gc/449688/image/; https://san-tatsu.jp/articles/519683/; https://4travel.jp/dm_shisetsu/11334727 (Takara Bridge pillars, a visitor report).
- 1923 context: https://www.factcheckcenter.jp/fact-check/history/verification-kanto-earthquake-korean-claims/; https://www.tokyo-np.co.jp/article/274461.
- Directory and statistics pages: https://itp.ne.jp/zenkoku/tokyo/suginamiku/bijinesu/ (Awa Odori 1957 statement); https://www.citypopulation.de/ja/japan/tokyocity/13115__杉並区/; https://www.seikatsu-guide.com/info/13/13115/1/.






